lundi 20 octobre 2014

DEBUT D' ENQUETE . Page 1/200

Sète Le 11 Juin 2011.

Je venais juste de téléphoner au commissariat pour signaler le vol de la “sculpture invisible”, ma toute dernière création exposée depuis quelques jours seulement dans la vitrine de mon atelier, que je constatai la présence d' agents rue Pierre Sémard, ma rue.

Comment cela pouvait être possible ? Je sais la police très efficace mais à ce point je me suis demandé si ce n'était pas eux les voleurs. Je suis alors sorti précipitamment et ai constaté que la voie avait été fermée et que les policiers entouraient de cercles de craie blanche des taches de sang. Rien à voir avec le vol de la sculpture pensais-je.

Que se passe-t-il, demandai-je alors innocemment ?”

Un vol de sculpture invisible” me répondit celui qui semblait être le chef.

 
 
Quoi ? Pas possible, je viens de le signaler à l'instant. Je suis l'auteur de cette sculpture. Ne me dites pas que vous répondez déjà à mon appel”

Mon cher monsieur, nous avons été prévenu par le voleur lui-même, hier à 15h34 exactement et nous sommes restés en faction depuis 16h devant votre vitrine pour le surprendre, mais nous n'avons rien vu. Nous en avons donc déduit que la sculpture invisible ne pouvait avoir été subtilisée que par l'homme invisible”.

Quelle perspicacité ! J'en restai bouche bée. Pas bouche bêe, comme les chèvres. Non, bouche bée, comme les idiots.

Mais, et les taches de sang ! D'où proviennent-elles ?”

C'est à vous qu'il faut le demander. N'auriez-vous pas réalisé une sculpture invisible un peu trop pointue par hasard ! Cela expliquerait que l'homme invisible se serait blessé en la transportant”.

Pas possible. Une sculpture invisible n'a ni poids, ni forme, ni dimension”.

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